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Les idées reçues ont la vie longue ! Pour moi, Djerba, c’était l’île touristique par excellence, tout ce que j’aime pas. J’y passais, parce qu’il y a l’aéroport, pour accueillir des visiteurs ou pour faire des courses. J’en profitais pour rencontrer quelques amis, mais je ne m’y arrêtais pas.

Pendant plus de 10 ans donc. Jusqu’à l’année dernière…

 

menzel djerba © dar gaiaBalade dans la campagne djerbienne © Dar Gaia – Djerba

 

L’année dernière, j’y ai passé quelques jours en maison d’hôtes, en pleine campagne djerbienne. Midoun est à deux pas, la zone touristique aussi et pourtant, on est complètement hors de ce monde surfait. La campagne djerbienne, c’est des chemins de terre bordés de tabias où il fait bon se perdre, de belles maisons blanches au milieu des vergers et des menzels plus ou moins en ruines, des vieux puits et d’anciennes constructions traditionnelles, des femmes drapées de blanc ou de mille couleurs, des hommes sous leur chapeau de paille, des « bonjour » accueillants, un monde hors du temps.

 

Finalement, quand on regarde une carte de l’île, on s’aperçoit que la zone touristique avec ses hôtels, ses restaurants, ses boutiques et ses boîtes de nuit, n’occupe qu’une minime partie, restant cantonnée sur la côte entre Mezraia et Midoun.

En dehors, il y a la campagne djerbienne et ses villages sans touristes, les dédales de rues pavées de la Médina de Houmt-Souk, l’église, la synagogue et les étonnantes mosquées aux architectures particulières, les poteries de Guellala, la côte sauvage aux eaux translucides où voguent les barques multicolores des pêcheurs, les longues plages désertes et les lagunes, et plus et plus et plus…

carte-djerba

 

Djerba : côté pile ou côté face ?

Et pourquoi pas allier les deux ?
On peut choisir de loger dans un de ces luxueux hôtels pour profiter de ses installations, de ses activités et de sa plage privée et, d’un coup de taxi, s’évader pour des moments plus authentiques à l’intérieur des terres ou sur sa côte sauvage.

On peut au contraire choisir de loger dans une des nombreuses maisons d’hôtes éparpillées sur l’île et de venir dans la zone touristique pour une soirée ou des soins en thalasso.

 

La meilleure saison pour découvrir tous les secrets de l’île ? Sans hésitation : hors été. Moins chaud, moins de touristes.
Hors été, le climat est particulièrement doux à Djerba. Une « île couverte de poudre d’or, de verdure et d’oiseaux, où les citronniers sont hauts comme des cèdres […] où l’air est si doux qu’il empêche de mourir » disait Flaubert dans Salammbô.

 

marabout djerbaFace à la mer, un marabout…

Côté pile, côté face. Djerba a su trouver l’équilibre entre l’île de Flaubert et celle des touristes. Malgré la fièvre hôtelière des 50 dernières années, l’île a été finalement plutôt bien préservée grâce à la vigilance des Djerbiens.

 

Une vigilance qui continue d’ailleurs. Aujourd’hui, c’est contre une municipalité défaillante que les habitants de Djerba se battent, contre l’accumulation des ordures et des déchets dans les quartiers et les routes, et l’aggravation de la situation écologique qui en découle. Un combat à soutenir et qui ne doit pas nous empêcher de découvrir l’ île. Côté pile et côté face…

 

D’ailleurs, j’y retourne bientôt. C’est que je n’ai pas fini de découvrir tous les petits coins secrets que vous avez partagés dans « Le meilleur de l’été en Tunisie, côté Sud« .

Ah bon, ce n’est plus l’été ? A Djerba, si ! 😉

 

le meilleur de l'été en tunisie - côté sud

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