De Douz à Segui Mdhilla (partie 3)

Douz, Bir M’Rabet, Mdhilla. Mais où allons-nous ?

Pour ceux qui n’ont pas suivi le début de notre voyage, c’est par ici pour la première partie, par là pour la deuxième. Pendant que vous lisez, nous terminons notre verre de thé sur la terrasse d’un café à Mdhilla…

Ca y est ? Alors c’est reparti !

Tout petit retour en arrière jusqu’à l’entrée de la ville. Nous suivons bien précisément les consignes :

« A l’arrivée du village de Mdhilla, au panneau « BIENVENUE A MDHILLA », prenez la toute première rue à gauche. Restez bien sur cette rue qui longe un terrain vague sur sa gauche, puis passe devant un château d’eau sur la gauche. Vous arrivez à un petit carrefour. Prenez à gauche en direction générale des montagnes que vous avez en vue au loin. »

segui mdhilla

   La plaine de Segui

La steppe, les montagnes, la plaine

Nous avons les montagnes bien en vue. Après 9 années à Douz, je suis toujours aussi émerveillée par ces immensités désertiques : terres désolées au maigre couvert végétal, soudain transformées pour quelques jours en tapis de fleurs après une pluie inespérée. Les montagnes au loin donnent toute sa majesté à la steppe. Accrochés aux sommets, des nuages étendent une ombre menaçante. Couleurs extraordinaires en contraste avec le bleu immuable du ciel au-dessus de la steppe.

Au-delà de cette chaîne de montagnes, un spectacle magique s’offre à nous : une plaine immense, bordée de montagnes. Champs de blés coupés à cette saison, chardons sauvages asséchés, terre fertile retournée et ensemée. Ici, la terre est cultivée. Réceptacle naturel des 3 versants montagneux, la plaine du Segui reçoit à l’évidence des quantités d’eaux pluviales plus importantes que partout ailleurs dans cette région. Des milliers d’hectare riches en engrais naturels, tant par le minerais de phosphates que par le pâturage.

Ici et là, des hameaux de cabanes éparpillées, faites de bric et de broc. Des cabanes sans eau ni électricité. Une école primaire en piteux état, une fontaine publique fournissant la seule eau potable.

Nous avançons toujours sur la route principale goudronnée, traversant la plaine, protégés par les montagnes qui nous entourent. Nous sommes à 20 km de Mdhilla et nous guettons les toits blancs au pied des montagnes qui se dressent devant nous. Ils sont là, nous sommes presque arrivés…

Un gîte écologique : l’Autre Désert

Malgré ses toits blancs, le gîte se fond totalement dans le décor.

Lofti a entendu la voiture et sort pour nous accueillir. Véro est aux fourneaux : un groupe arrive ce soir. Elle laisse ses casseroles pour venir discuter avec nous et nous faire visiter les lieux.

Un gîte, composé de 2 chambres, d’une salle de bain avec douche solaire et de toilettes sèches. Un luxe inattendu dans un tel environnement. Tout en charme, à la fois simple et traditionnel. La possibilité de planter sa tente dans un coin protégé ou d’installer son camping-car.

Un autre bâtiment abrite la cuisine et la salle de restauration / salon. Devant, une terrasse où nous sirotons un thé. Tout est coquet, on s’y sent bien. Le cadre, grandiose…

Lofti et Véro nous racontent l’histoire du gîte, leur vie quotidienne dans ce lieu isolé, celle des quelques habitants de la plaine, tous tributaires de l’eau : celle de la pluie, toujours incertaine ; celle potable de la fontaine, tout aussi incertaine ! Ils nous parlent des activités qu’ils proposent aux voyageurs, toujours associées aux hommes et aux femmes des campements environnants.

Mais je ne vous en dis pas plus. Allez-y, il y a tellement de choses à découvrir !  Si vous hésitez encore ou voulez en savoir plus, vous trouverez ici leur site internet avec infos et photos.

 

gite autre desert mdhillaLe gîte, vu de la terrasse © L’Autre Désert

Nous ne sommes pas restés pour la nuit, mais nous reviendrons plus longtemps pour découvrir  la région plus en profondeur et tout simplement participer à la vie quotidienne de la population locale.

En rebroussant chemin, je me suis souvenue que j’avais mon appareil photos…  Avant que le soleil ne se couche, j’ai encore pu prendre quelques photos de la plaine Segui. En voici une en haut de l’article. Ce paysage n’est-il pas magnifique ?

 

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